récit fiction de Naya

                           

Mon récit  fiction de coeur , pour ton anniversaire!

Les petits cadeaux de la Nature

  C’est l’hiver californien. Un doux soleil brille au dessus de la vallée de Sycomore.
    Tout le voyage jusqu’ici s’est passé comme si j’étais dans une bulle, à la fois submergée par cet enthousiasme fou à l’idée de le rencontrer, et tétanisée d’avance par un trac énorme. Tout absorbée que j’étais à rêver de nos conversations à venir, de la manière dont j’allais bien pouvoir contenir mes émotions débordantes, j’ai probablement dû passer pour une douce dingue auprès du contrôleur d’identité, à l’aéroport de Los Angeles, lorsque je lui ai tendu mon billet d’avion au lieu de mon passeport et de mon visa.
Il y a deux mois, ma boîte à lettres m’a réservé l’une des plus grandes surprises que j’ai jamais eues: un courrier marqué du logo de Neverland m’y attendait. Avec des doigts tremblants, j’ai ouvert l’enveloppe. Le gentil mot qu’elle contenait, m’indiquait que M. Jackson avait été touché par les dessins que je lui avais envoyés et en remerciement, j’étais conviée à passer une journée à Neverland. Le mot était accompagné d’une carte d’invitation.
Ce grand jour est arrivé. Un employé de Neverland m’a accueillie à l’entrée de la propriété. Il m’a tout de suite paru sympathique, avec ses petits airs de Bourvil! Et il m’a mise à l’aise pendant qu’il me guidait sur le trajet entre le magnifique portail doré et le ranch: je lui ai confié combien je me sentais nerveuse et il m’a rassurée en m’expliquant que la plupart des gens qui rencontrent le Roi de la Pop sont très émus ou intimidés au début, mais il est tout à fait habitué à ce type de réaction et maîtrise l’art de dissiper leur nervosité rapidement
 »Bourvil » m’a laissée m’installer dans un joli chalet (une chambre pour les hôtes) en me disant qu’il passerait me chercher d’ici une petite éternité… euh ! D’ici une petite demie-heure. Une fois la demie-éternité passée, il m’a invitée à le suivre. Avec des jambes en coton, un pochette de dessins sous le bras, j’ai marché jusqu’à la demeure de Michael, dans un magnifique salon.
Ça y est ! Une porte s’ouvre et voilà Michael devant moi..
 »Bourvil » se charge des présentations ; je n’entends quasiment plus ses paroles. Michael me salue avec un grand sourire, si communicatif que j’arrive à lui sourire en retour, malgré l’émotion qui me submerge et me paralyse. Il me demande si j’ai fait bon voyage et me souhaite la bienvenue. Mon cœur bat la chamade. Comme s’il pouvait lire au travers de ma poitrine, Michael attrape une de mes mains qu’il prend chaleureusement dans les siennes, afin de m’apaiser. Comme ses mains sont douces ! Il plaisante :
« Voilà ! Le plus dur est passé ! Maintenant faisons davantage connaissance ».
Ses grands yeux noirs sont encore plus soyeux qu’en photo.
D’une voix timide, je le remercie pour son invitation et son accueil.
« Merci à toi pour les dessins que tu m’as envoyés et les gentils mots qui les accompagnaient, me répond-il. Cela m’a touché. Vraiment. Parce qu’on sent que ton affection est sincère.
– Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir en disant cela, Michael. Et le fait de savoir que j’allais te rencontrer m’a inspirée encore davantage. Voilà d’autres dessins que j’ai faits ».
J’ouvre la pochette et lui tends le contenu. Il n’est pas de plus beau cadeau que de voir les étincelles dans ses yeux et son sourire aussi rayonnant que celui d’un enfant découvrant un nouveau jouet.
Il remarque les petits détails qui parsèment mes portraits de lui: un oiseau, un papillon, une plume, des fleurs…
« Ce séjour en ta compagnie et à Neverland va me donner des idées supplémentaires! », lui fais-je savoir, enthousiaste
Il me fait alors une suggestion des plus originales.
« Viens, il est temps que je te fasse découvrir le parc, les animaux, enfin… tout mon petit monde de Neverland. Je te propose un jeu pendant notre promenade. Nous allons recenser tous les jolis cadeaux que nous offre la nature ».
Conquise par sa proposition, je lui emboîte le pas. Nous parlons de nos artistes favoris et discutons de toutes sortes d’autres sujets. Les questions se bousculent dans ma tête. J’ai tellement envie d’en savoir plus sur lui… de le connaître, tout simplement.
Pendant notre parcours, nous nous arrêtons ici et là, et commentons un détail, une fleur, un insecte…
Il observe une ligne de fourmis en train de traverser l’allée où nous marchons:
« En voilà un grand défilé pour Madame le Reine ! plaisante-t-il.
– A chacun ses fans ! » j’ajoute alors
Nous longeons un magnifique parterre de fleurs:
« Regarde Michael, elles ont mis leur plus belle robe pour honorer ta visite ! »
Il s’approche d’un bouton à peine ouvert et fait mine de lui parler:
« Ne fais pas la timide, c’est certainement toi la plus jolie »
J’aperçois plus loin une fleur avec deux coccinelles posées de part et d’autre de sa corolle:
« Celle-ci, elle a même mis des boucles d’oreilles »
Michael surenchérit avec toujours plus d’enthousiasme, comme un gamin en train de gagner au jeu de celui qui trouvera le plus de bonnes réponses. Le ton doux de sa voix s’est transformé en clameurs joyeuses :
« Là! Une abeille en train de se maquiller. Elle s’est poudrée de pollen !
– Et ces roses rouges ! Quelle classe ! Elles se sont parfumées avec raffinement ! »
À ce moment là, une crotte d’oiseau tombe sur une feuille, juste sous nos yeux. À court d’argument, nous partons tous deux dans un franc fou rire.
Des bambins de bronze courent le long d’un bassin où coule une cascade. Michael marque une pause, ferme les yeux et écoute:
« Ça, c’est une de mes chansons favorites, me raconte-t-il. Celle des oiseaux joyeux, avec la musique de l’eau en fond ».
Je lui fais remarquer des gouttelettes accrochées à des brins d’herbes, au ras de l’eau:
« On dirait bien qu’ils veulent participer à la musique, avec leurs clochettes de cristal »
Au niveau d’une haie, Michael arbore un sourire mystérieux:
« Ici, il y a un petit cadeau de la nature que moi seul connais » dit-il à voix basse
Il me fait signe d’approcher en silence et écarte les branches avec précaution. Dans l’ombre du feuillage se trouve un petit nid, avec une mésange en train de couver.
« Comme c’est mignon ! je réponds, une fois que nous nous éloignons.
« Tu aimes les oiseaux, n’est-ce pas ? »
Plus loin, Michael s’exclame:
« Une autre ! »
Une plume de paon est étendue dans le gazon, sur le côté du chemin. Il la ramasse et me la tend.
« Merci Michael !
– Le paon ne doit pas être loin. Nous approchons du zoo. Il paraît que la nuit, les fées peignent ses plumes une à une. Quelle patience ! »
Notre petit  »délire » imaginaire continue de plus belle, tandis que nous passons admirer de superbes fauves, de magnifiques oiseaux et de surprenantes girafes. Michael poursuit:
« Depuis la nuit des temps, on se demande pourquoi les girafes ont un cou si long. En fait, je connais leur secret: elles adorent la barba-papa. D’ailleurs, il n’en reste plus aujourd’hui » ajoute-t-il, en me montrant le ciel sans nuages, un sourire chenapan au coin des lèvres. Tiens ! Ça me fait penser que j’ai une petite faim! »
Il se dirige vers le membre du staff le plus proche et lui glisse un mot à l’oreille.
Quelque temps plus tard, alors que nous approchons d’une fontaine, deux plateaux repas minutieusement préparés nous attendent sur un banc. Le contenu est aussi délicieux qu’il est joli à regarder. Une brise légère pousse une plume jusque devant nos pieds. Elle rappelle à Michael un détail de mes dessins.
« Tu as laissé tes dessins sur la table du salon… Je vais demander à quelqu’un de les mettre soigneusement de côté pour toi.
– Ce ne sera pas nécessaire Michael. C’est un cadeau pour toi.
– Tout ce travail là ?!
– Oui, j’ai fait chacun de ces dessins pour toi, en pensant à toi.
– Oh! Merci alors! On peut dire que c’est un souvenir très personnalisé ! »
Son sourire est le plus délicieux des remerciements.
«  J’ai une idée: si les droits de reproduction vont à ton association, des cartes pourraient être vendues pour générer des fonds. Qu’en dis-tu ?
– Si cette idée te plaît, alors elle me plaît aussi. Ton cadeau me fait encore davantage plaisir, si par la même occasion il peut contribuer au bien-être des enfants ».
D’accord sur ce projet, nous reprenons notre promenade. Dans une allée est installée une voiturette d’où s’échappent des odeurs sucrées. Sur notre passage, une dame nous salue poliment. Elle lance un regard  »entendu » à Michael et nous tend… des barba-papas ! Et c’est dans la grande roue que Michael m’emmène déguster ce  »nuage » rose.
Le soleil décline à l’horizon. Sous nos yeux, tout Neverland s’éclaire d’une multitude de lumières. C’est un spectacle féérique. Puis de retour à terre, nous marchons vers une zone à l’écart des éclairages. Michael écarquille alors les yeux vers le ciel:
« J’ai toujours aimé observer le ciel la nuit, guetter les étoiles filantes. Tu aimes ça aussi ?
– Oui, c’est une expérience intense, comme ce que tu as écrit dans  »Dance of Life ». Ce texte est magnifique »
Nous nous asseyons dans l’herbe tendre. La fraîcheur tombe. Michael récupère des couvertures déposées  »comme par magie » à quelques pas d’ici. Il m’en tend une et nous nous enveloppons chacun dans l’une de ces couvertures douillettes. Comme il s’allonge pour mieux contempler le ciel, j’en fais autant et m’installe en sens inverse, de sorte que nos visages se retrouvent au même niveau, pour parler.
Quelques astéroïdes nous font la surprise de traverser la nuit juste au-dessus de nos yeux. Michael me raconte la lune et le ciel. Il me parle de ses étoiles préférées. J’aurais envie d’écouter sa voix pour l’éternité. Son parfum flotte autour de nous. J’ai l’impression d’être en apesanteur, comme bercée par ses histoires de constellations et d’étoiles filantes.
Une chatouillis me fait ouvrir les yeux. C’est déjà le matin. Un papillon s’est posé sur ma joue. Michael rigole doucement à côté de moi:
« Bonjour ! Voilà ton premier petit cadeau de la nature pour aujourd’hui ! »

Naya

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