Michaël nous parle du sabbat

°retour sur Nostalgénie:

Nostalgénie 

☆ love☆♥☆♥☆☆♥☆☆♥☆ love☆

Michaël nous parle du sabbat

Le jour du sabbat …je pouvais enfin être… ordinaire !

Michaël:
_ »
Dans une de nos conversations, mon ami le rabbin Shmuley m’a dit qu’il avait demandé à certains de ses collègues, auteurs, penseurs, et artistes, d’écrire leurs réflexions sur le sabbat. Il a alors suggéré que j’écrive à mon tour mes pensées sur le sujet, un projet que j’ai trouvé bizarre mais opportun en raison de la mort récente de Rose Fine, une femme juive qui fut mon professeur bien-aimée et qui voyageait avec moi et mes frères quand nous étions tous à l’époque des Jackson Five. »

Vendredi soir dernier, j’ai rejoint Rabbi Shmuley, sa famille et leurs invités pour le dîner du sabbat chez eux. Ce que j’ai trouvé de particulièrement émouvant a été quand Shmuley et sa femme ont placé leurs mains sur la tête de leurs jeunes enfants et qu’ils les ont bénis à la manière d’Abraham et Sarah selon l’ancienne tradition juive. Ceci m’a amené à me souvenir de ma propre enfance et ce que le sabbat signifiait pour moi en grandissant

Quand les gens regardent les apparitions télé que j’ai faites petit garçon, entre 8 ou 9 ans au début de ma longue carrière, ils voient un petit garçon avec un grand sourire. Ils assument que ce petit garçon sourit parce qu’il est content, qu’il chante de tout son coeur parce qu’il est heureux et qu’il danse d’une énergie qui ne s’épuise jamais parce qu’il n’a pas de soucis.

Mais même si chanter et danser étaient et restent indubitablement certaines de mes plus grandes joies, en ce temps-là, ce que je désirais plus que tout au monde étaient les deux choses qui font de l’enfance les années les plus merveilleuses de la vie, c’est-à-dire jouer et la sensation de liberté. Le public en général ne comprend pas vraiment les pressions qu’exercent la célébrité sur un enfant, laquelle, bien qu’excitante exige toujours un prix très lourd à payer.

Par dessus tout, je souhaitais être un petit garçon normal. Je voulais construire des maisons dans les arbres et faire du patin à roulettes. Mais très vite, c’est devenu impossible. J’ai dû accepter le fait que mon enfance serait différente de la plupart de celle des autres. Mais c’est toujours ce qui me fascinait… à quoi pouvait bien ressembler une enfance ‘ordinaire’.

Il y avait par contre une journée dans la semaine où je pouvais m’échapper des scènes d’Hollywood et des foules des salles de concert. Cette journée était le sabbat. Dans toutes les religions, le ‘jour du Seigneur’ est un jour qui alloue et exige du fidèle de pouvoir s’échapper du quotidien en se concentrant sur l’exceptionnel. J’ai d’abord appris des choses au sujet du sabbat juif grâce à Rose, puis plus tard, mon ami Shmuley m’a clarifié comment pendant le sabbat juif les tâches quotidiennes comme la préparation du dîner, les courses et tondre la pelouse sont interdites afin que l’humanité puisse faire de l’ordinaire, l’extraordinaire, du naturel, le miraculeux… Même des choses simples comme faire les courses ou éteindre les lumières sont interdites. Pendant ce jour du sabbat, tout le monde peut s’arrêter d’être ‘ordinaire’.

Mais moi, ce qui je voulais plus que tout au monde, c’était d’être justement ‘ordinaire’. Alors, dans mon monde, le sabbat correspondait au jour où j’étais capable de sortir de ma vie particulière et d’entrevoir celle de tous les jours.

Le dimanche était ma journée consacrée au « Pioneering » c’est-à-dire le travail missionnaire que font les Témoins de Jéhovah. Nous pouvions passer la journée dans les banlieues du sud de la Californie à aller de porte en porte ou faire le tour des centres commerciaux pour distribuer notre magazine « Watchtower ». J’ai continué mon « Pioneering » pendant des années et des années après le lancement de ma carrière.

Jusqu’en 1991 à l’époque de ma tournée Dangerous, je portais mon déguisement d’obèse, une perruque, une barbe, des lunettes et je partais à la découverte de la vie américaine de tous les jours, visitant les centres commerciaux et les lotissements d’habitations des banlieues. J’aimais pénétrer dans toutes ces maisons, voir les moquettes à long poils et les fauteuils « La-Z-Boy » avec des enfants qui jouent au Monopoly sous la surveillance des grands-mamans… toutes ces scènes de la vie merveilleusement ordinaire mais magique pour moi. Plusieurs, je le sais, soutiendraient que ces choses ne valent pas le coup. Mais pour moi, elles étaient tout à fait fascinantes.

Le plus drôle c’est qu’aucun adulte n’a jamais soupçonné qui était cet étrange barbu. Mais les enfants avec leur intuition extraordinaire le savaient immédiatement. Comme le joueur de flûte de Hamelin, je me retrouvais entraîné par huit ou neuf enfants dans ma deuxième ronde des centres commerciaux. Ils me suivaient, chuchotaient et rigolaient mais jamais ils n’ont révélé mon secret à leurs parents. Ils étaient mes petits assistants. Hé, peut-être vous m’avez acheté un magazine. Vous vous questionnez maintenant, n’est-ce pas ?

Quand j’étais plus jeune, les dimanches étaient sacrés pour deux autres raisons. Ils étaient à la fois le jour où j’allais à l’église et le jour où je répétais le plus durement. Ça peut paraître être à l’encontre de l’idée du « repos le jour du sabbat » mais c’était la manière la plus sacrée que je pouvais prendre : développer les talents que Dieu m’a donnés. La meilleure façon que j’ai imaginée pour dire merci est de faire le maximum du cadeau que Dieu m’a donné.

Aller à l’église était un plaisir en soi. C’était pour moi une autre occasion d’être « normal ». Les anciens m’ont traité de la même façon qu’ils ont traité les autres. Et jamais ils n’ont été gêné les jours où l’arrière de l’église était remplie de journalistes qui avaient découvert mes allers et venues. Ils ont essayé de les accueillir. Après tout, mêmes les journalistes sont des enfants de Dieu.

Quand j’étais jeune, toute ma famille et moi allions à l’église dans l’Indiana. Mais en grandissant, c’est devenu plus difficile et ma remarquable et vraiment sainte mère se retrouvait parfois toute seule là-bas. Quand les circonstances ont fait que c’était devenu très compliqué pour moi d’y aller, j’ai été réconforté par l’idée que Dieu existe dans mon coeur, dans la musique et dans la beauté, pas seulement dans une église. Mais le sens de la communauté que je ressentais là-bas me manque toujours, les amis et les gens qui m’ont traité comme un des leurs me manquent. Simplement humain. Partageant une journée avec Dieu.

Quand je suis devenu père, toute ma perception de Dieu et du sabbat a été redéfinie. Quand je regarde dans les yeux de mon fils Prince et de ma fille Paris, je vois des miracles, je vois la beauté. Chaque jour devient sabbat. Avoir des enfants me permet d’entrer dans ce monde magique et béni à chaque moment de chaque journée. Je vois Dieu à travers mes enfants. Je parle à Dieu à travers mes enfants. Je suis rempli d’humilité pour les bénédictions qu’Il m’a données.

Il y a eu des périodes dans ma vie où, comme tout le monde, je me suis interrogé sur l’existence de Dieu. Quand Prince sourit, quand Paris rigole, je n’ai plus aucun doute. Les enfants sont un cadeau de Dieu pour nous. Non… ils sont plus que ça… ils sont la forme même de l’énergie, de la créativité et de l’amour de Dieu. Il se retrouve dans leur innocence, se ressent dans leur gaieté.

Enfant, mes journées les plus précieuses étaient ces dimanches où j’étais capable d’être libre. C’est ce que le sabbat a toujours été pour moi. Un jour de liberté. Maintenant, je trouve cette liberté et cette magie tous les jours dans mon rôle de père. La chose la plus étonnante c’est que nous avons tous la capacité de faire de chaque jour un jour précieux de sabbat… Et nous le faisons en replongeant dans les merveilles de l’enfance. Nous le faisons en donnant tout notre coeur et notre esprit à ces petits êtres que nous appelons fils et fille. Le temps que nous passons avec eux est le jour du sabbat. L’endroit où nous le passons est appelé le Paradis….. »

°°°

Mon ami le rabbin Shmuley

4110500882_e2a5485611_mjackson_boteach

Qu’est-ce-que le sabbat ?
Le sabbat est un terme qui eut se retrouver dans deux religions qui sont le christianisme et le judaïsme et dans les deux cas, il s’agit d’une interprétation qui permet de désigner un jour de repos hebdomadaire.

Dans le christianisme, le sabbat est le jour de repos hebdomadaire qui est consacré à Dieu en souvenir de la création et ce jour court normalement du vendredi soir au samedi soir mais le jour du seigneur chez les catholiques est depuis très longtemps le dimanche.

Le sabbat ou shabbat ou encore shables en yiddish est également observé dans le judaïsme et il s’agit du jour de repos qui correspond au 7ème jour de la semaine juive mais qui commence le dimanche et le shabbat dans ce cas, correspond au samedi car il est observé du vendredi avant le coucher du soleil au samedi après la sortie des étoiles.

Le shabbat dans le judaïsme, est un jour de célébration et de prière durant lequel, il est interdit de travailler et il faut consacrer un temps à la prière.

Voir également cet article complet :

Comment honorer le jour du Sabbat ?

000



3 commentaires pour Michaël nous parle du sabbat

  1. Fanny dit :

    Cet article est magnifique Léa . Michael encore une fois nous parle avec son coeur et sa tendresse infinie . Il a toujours eu un regard émerveillé sur les autres . et puis, toujours de l’espoir pour que nous rendions le monde meilleurs , en aillant un regard positif sur ce qui nous entour ! il dit :
    -« nous avons tous la capacité de faire de chaque jour un jour précieux de sabbat…!
    Il a raison . Nous avons oublié de nous émerveiller pour des petits riens ..
    J’aime beaucoup , merci léa .

    • magicmichaelLéa dit :

      J’aime beaucoup également cet article Fanny . C’est Michael …sa manière de parler des choses simples qui l’entourent . Vous avez raison, il met du merveilleux dans chaque chose . A nous aussi, d’avoir un regard émerveillé sur les petites choses au quotidien ! Son institutrice qui était Juive , lui a permis d’être ouvert aux religions diverses. Je pense qu’il prenait en compte chacun .
      Merci pour ce commentaire Fanny , je suis heureuse que cet article vous plaise….de tout façon, ce que Michaël raconte, quelque soit le sujet, est toujours traité avec douceur et respect !
      à bientôt .

  2. magicmichaelLéa dit :

    Un nouvel article intime, Michael nous parle du seul jour où il pouvait vivre comme un être ordinaire, le jour du sabbat !
    https://magicmichael.wordpress.com/infos-actu-mj/nostalgenie/michael-nous-parle-du-sabbat/
    °
    Plusieurs articles sur la « (page mère) » Nostalgénie » :
    https://magicmichael.wordpress.com/infos-actu-mj/nostalgenie/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s