Le tournage de « one more chance »

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« One more chance »:un rêve qui a tourné au cauchemar…

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Michael Jackson rêvait d’un retour triomphal dans le milieu du showbiz après des années d’isolement, grâce au clip de One More Chance en 2003, seulement ce rêve est devenu son pire cauchemar.

Charles Thomson parle aux collègues de l’artiste, aux collaborateurs et co-stars de son dernier clip peu connu.


1. Techniques du Comeback de Michael Jackson
2. Le Rêve de Michael Jackson prend forme

3. Le Tournage de One More Chance
4. Le Rêve du Retour tourne au cauchemar

1 – Techniques du Comeback de Michael Jackson

Au cours de l’été 2003, Michael Jackson et son équipe complotaient discrètement un retour extraordinaire. Dans le décor paisible de son vaste ranch Neverland, Jackson faisaient des réunions avec ses partenaires commerciaux, ses conseillers et ses publicistes sur une base régulière pour concevoir des plans pour un retour à multiples facettes qui relancerait la star dans la stratosphère. Le retour serait surprenant, montrant la branche Jackson dans de nouveaux domaines et industries tout en réhabilitant son image par la même occasion.


Michael Jackson se brouille avec Sony

Les dernières années n’ont pas été tendres avec Jackson. Son album Invincible de 2001 avait reçu un accueil mitigé de la part des critiques et avait subi les moqueries de la presse qui le qualifiait d’échec commercial. Durant l’été de 2002 Jackson a rejeté la responsabilité des faibles ventes de l’album sur Sony, sa maison de disque, qualifiant le patron du label Tommy Mottola de « raciste » et de « diabolique ». Il prétendait que le label avait saboté Invincible avec le manque de promotion et, dans une série de discours, a annoncé son intention de quitter le label. Cependant, sa brouille publique avec Sony n’avait servi qu’à accentuer les moqueries des tabloïds et sa campagne a finalement échoué.

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La publicité négative du documentaire de Martin Bashir

La confiance de Jackson avait été ébranlée par deux incidents supplémentaires. Le chanteur s’est retrouvé au centre d’un scandale mondial en Novembre 2002, après que des photos de lui soulevant son fils sur le balcon d’un hôtel en Allemagne aient été diffusées partout dans le monde. Un autre coup lui a été porté en Février 2003, lorsque le documentaire de Martin Bashir Living with Michael Jackson a provoqué un tollé, montrant Jackson main dans la main avec Gavin Arvizo, un jeune patient atteint de cancer et avouant partager son lit avec les enfants des autres. C’est suite à ça que le camp Jackson a décidé que trop c’était trop.


Limiter les Dégâts

L’un des soucis des conseillers de Jackson était que le nom du chanteur était devenu un plus qu’une blague, une cible facile pour les moqueries incessantes et les abus. Son image avait désespérément besoin d’être restaurée. Cela a commencé par la limitation des dégâts. Le camp Jackson a diffusé une réfutation du documentaire de Bashir, présentant des images du présentateur se contredisant avec les opinions exprimées dans son propre film et de prouvant qu’il avait omis des réponses importantes de la star. Après avoir démontré la duplicité de Bashir, le camp Jackson l’a fait suivre d’un second documentaire, Michael Jackson’s Private Home Movies, dans lequel la star a présenté des extraits drôles et intéressants à partir de ses archives.

Une apparition à la cérémonie des BET en Juin 2003 pour remettre un Lifetime Achievement Award à son idole et mentor James Brown a contribué à la vague de bonne PR (Public Relations) que Jackson recevait. La brève apparition de la star pendant le show a fait fondre en larmes des spectateurs et ça a bien servi Jackson d’être vu entrain de remettre un prix plutôt que d’en recevoir un pour une fois. La situation a commencé à s’améliorer pour le chanteur donc les plans élaborés pour son retour pouvait vraiment être prendre forme.

Réinventer Michael Jackson

« Michael avait regagné une grande partie de son estime de soi et de sa confiance en soi après avoir vécu dans l’ombre des scandales publics et du mépris », déclare son porte-parole Stuart Backerman , embauché par Jackson en 2002. « Dans le langage marketing, on dit que Michael était sur le point de faire un rebranding. « 

« Le plan du retour a été appelé le MJ Universe project et il était question ici du ‘Michael du peuple’, si vous voulez y penser en termes politiques. C’est ce que sous-entendait ce projet. C’était d’être accessible. Après toutes ces années à vivre comme un reclus partiel et une cible pour tabloïd il voulait tendre la main et être vu de manière objective. »

La première étape pour rendre Michael Jackson plus accessible serait de créer un lien entre la star et ses fans. À Vancouver, une compagnie de conception web appelée Blast Radius travaillait en secret sur un nouveau site officiel de la marque Michael Jackson (la précédente étant détenue et contrôlée par Sony). Le site devrait contenir ce que Stuart Backerman décrit comme ‘les vidéos interactives les plus incroyables’ et servirait de moyen pour Jackson de rester en contact avec ses fans.

L’étape suivante a consisté à ouvrir Neverland le ranch de Jackson. Après le documentaire de Bashir son sanctuaire était perçu comme un lieu sinistre. Afin que les gens puissent connaître Neverland par eux-mêmes et apprécier un bref aperçu du monde de Jackson, la star a prévu de faire du ranch un lieu pour les courts séjours, générant des revenus tout en améliorant son image.

Le merchandising Jackson avait ‘tari’ ces dernières années, dit Backerman, et des plans ont été mis en place pour lancer plusieurs nouveaux produits, à commencer par une ligne de vêtements de Michael Jackson. Il a également été en pourparlers avec un investisseur japonais pour concevoir un parc à thème.

De la musique au Cinéma

Mais le joyau de la couronne des plans pour le comeback de Michael Jackson a été un accord que lui et son camp avaient récemment signé avec une compagnie de cinéma à Montréal. Pendant des années, le désir de Jackson avait été de s’éloigner de l’industrie de la musique pour pénétrer celle du cinéma. En 1993, il avait un contrat avec Sony pour commencer à faire des films, mais ses plans ont été mis de côté après que la District Attorney de Santa Barbara Tom Sneddon fit irruption au domicile de Michael Jackson et que la star se retrouve accusée de pédophilie. Ces dernières années, Jackson avait fait ses premiers pas dans le monde du cinéma, avec d’abord une apparition dans Men In Black II puis en tant que guest star dans la comédie à petit budget Miss Castaway. Maintenant, il était prêt à faire le grand le saut.

« Il ne voulait pas vraiment revenir à la musique », explique Dieter Wiesner, manager de Jackson de 1997 à 2003. « Après ce qu’il avait fait avec Sony, il avait un tout autre plan. Son idée n’était tout simplement pas tournée vers la musique. Pour lui, il avait vraiment fait le meilleur dans sa vie en ce qui concerne la musique. Il a tout créé. Il a fait Thriller et d’autres choses de ce genre et il savait qu’il pouvait être très difficile de faire mieux. Pour lui c’était très important de réussir en tant que réalisateur et acteur, réaliser des films, faire des courts métrages, des choses comme ça. Il en avait vraiment envie.

« Il savait qu’il devait faire quelque chose pour les fans, mais il était très clair qu’il ne pouvait pas repartir en tournée, parce qu’il n’était pas mentalement prêt. Il voulait faire de grands concerts, par exemple, devant les pyramides en Egypte – de grandes places – sur deux ou trois ans. Il était d’accord pour faire un truc de ce genre parce que les fans voulaient vraiment le voir, mais il sentait que son avenir était dans le milieu du cinéma. »

Après des mois de négociations, le camp Jackson avait réussi à obtenir un financement donc la star pouvait acheter Cinegroupe, une société Canadienne de films d’animation, dont Stuart Backerman dit que Jackson voulait transformer en ‘un genre de Pixar’. En attendant le rachat, la société avait encouragé Jackson à commencer en apportant des idées pour un film à venir, Pinocchio 3000. Une décennie après que ses rêves de cinéma aient été écrasés, Jackson était finalement sur le point de commencer à faire la transition de la musique vers le cinéma. Mais avant tout, il avait une priorité brûlante qui était de se libérer de son contrat avec Sony.

« Il n’était toujours pas vraiment en bons termes avec Sony, » déclare Stuart Backerman. « Le catalogue des Beatles est une chose, mais après l’affaire Tommy Mottola, c’était terminé. Une collaboration avec Sony ne pouvait se faire à nouveau. »

Selon Dieter Wiesner, Jackson n’avait pas l’intention de signer avec un autre label après avoir rempli son contrat avec Sony. Tout était focalisé carrément sur la réalisation de films et tous les signes montraient que Jackson était déterminé à atteindre son objectif. » Un matin, au ranch de Neverland, durant des discussions concernant son retour, Jackson donna à Stuart Backerman une fedora dédicacée en guise de remerciement pour tout son dur travail. A l’intérieur Jackson avait écrit l’inscription: « Cher Stuart, mille mercis pour ton aide et s’il te plaît ne fais pas de projets pour la prochaine décennie ».

2 – Le rêve de Michael Jackson prend forme

En octobre 2003, Michael Jackson a atterri à Las Vegas pour commencer une série d’apparitions publiques, qui allaient marquer le début de son retour soigneusement préparé. Conformément à sa nouvelle image – plus accessible ! – Michael a également participé à plusieurs séances de signatures d’autographes, dont les bénéfices ont été reversés à des organismes de charité.

Le samedi 25 octobre, les clés de la ville de Las Vegas lui ont été remises devant le centre commercial du Desert Passage, et trois jours après, il faisait une apparition aux Radio Music Awards pour interpréter son nouveau single caritatif: What more can I give.

Le Clip One More Chance

Mais bien plus grisant pour les fans de la star, Jackson était à Las Vegas pour réaliser un nouveau clip vidéo.

Une nouvelle compilation best of, intitulée Number Ones, devait sortir le 18 novembre. Pensant que cela pourrait remplir ses obligations contractuelles vis-à-vis de Sony, Jackson a enregistré pour l’occasion une chanson inédite, One More Chance, et a accepté de la promouvoir en single. Voyant l’opportunité de remplir une seconde obligation contractuelle dans le même temps (il devait une performance visuelle à CBS), Jackson a décidé de tourner un clip accompagnant le titre. La vidéo aurait été diffusée le 26 novembre, à la fin d’une émission de CBS spécialement consacrée à la star avant d’être diffusé sur les autres chaînes.

Après avoir terminé la réalisation du clip, Jackson devait ensuite entamer ce que Stuart Backerman (porte-parole de Michael Jackson à l’époque) décrit comme une « tournée publicitaire triomphante » à travers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. « Nous devions partir pour trois mois », confie le porte-parole. « Nous devions participer à des séances d’autographes, des signatures d’albums, des évènements de fans, et nous devions participer à un évènement à Harrods à Londres (la célèbre boutique).

« Il devait remettre une récompense à Mohammed Ali à l’occasion des Bambi Awards en Allemagne. » ajoute Dieter Wiesner (son manager).”Nous devions également rencontrer Nelson Mandela ».

Nick Brandt, un collaborateur de longue date de Jackson devait réaliser le clip vidéo de One More Chance. Brandt avait travaillé sur de nombreux clips de la star dans le passé – incluant notamment le fameux clip Earth Song, qui combine l’engagement de Jackson pour l’environnement au talent photographique du réalisateur pour les terres sauvages. Leur projet le plus récent est Cry, clip réalisé en 2001 dans lequel Michael aurait refusé d’apparaître à cause de son conflit avec Sony.

Une implication totale pour le clip vidéo en projet

Le tournage devait avoir lieu dans les studios de CMX Productions, et le concept était simple. La chanson était une ballade romantique à propos d’un amour perdu pour lequel Jackson implorait de lui laisser « une dernière chance ». Le clip devait représenter une inversion des rôles, avec un public qui se tenait sur scène et regardait Jackson en train de danser dans une salle de cabaret vide et embourgeoisée, en enjambant les rampes et en sautant sur les tables. Le scénario semble garder une certaine corrélation avec la chanson et semble s’adresser à la presse et au grand public qui envahissent perpétuellement la vie privée de Jackson – un thème cher à la star – en montrant une foule d’anonymes en train de regarder Jackson dans un moment intime, hors de scène.

Techniquement parlant, rappelons que Jackson devait une performance visuelle à CBS, et l’objectif fut donc de créer une performance hybride qui satisferait la maison de disques, et ferait également office de clip vidéo qui relancerait sa carrière artistique. L’idée de base était de donner au clip une dimension live, en suivant Jackson en continu à travers la salle de cabaret, au lieu de couper les scènes entre elles pour en faire un montage, typique des clips vidéo.

« Nous avions cinq caméras qui le filmaient en travelling en permanence”, confie un membre de l’équipe de tournage qui a demandé à garder son anonymat après avoir parlé sans la permission du label. « L’idée était d’essayer de capturer l’image de Michael le plus possible en filmant en continu tout le club, pour capter un effet live. L’image passerait en continu et en douceur d’une caméra à une autre. Nous avions des temps de tournage limités car Michael organisait ses propres disponibilités. Nous avons donc décidé de filmer de cette manière pour nous assurer d’avoir des séquences cohésives. »

Devant se plier à un planning et un budget serrés, l’équipe de tournage a organisé une journée de répétitions avec Jackson. « Michael est venu ce jour-là pour répéter ses mouvements de danse avec Nick (le réalisateur) et pour travailler ses déplacements dans l’espace de la salle de cabaret. » explique le membre de l’équipe. « Cela a permis de déterminer sur quelles tables il allait sauter, et nous pouvions dès lors travailler l’éclairage dessus, etc. » Ces répétitions intimistes ont probablement duré 2 à 3 heures, peut-être 4.

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“Observer sa façon de travailler avec Nick nous a donné beaucoup d’inspiration. Il aimait vraiment travailler avec Nick. Il était impliqué dans tout le projet. Il était évident, à le voir, qu’il était un artiste expérimenté dans le clip vidéo, il savait quel était le process de réalisation, connaissait le rôle de chacun. Il avait, avec l’équipe, des conversations pointues sur la composition, l’éclairage, la façon de capturer ses divers mouvements, et quels angles de caméra utiliser. C’était un véritable artiste. Il était enthousiaste à l’idée d’être investi dans le tournage lui-même et voulait concevoir quelque chose de spécial. »

Toutefois, le manager de Jackson, Dieter Wiesner, affirme que le chanteur n’était pas aussi enthousiaste qu’on se plaît à le dire. Une majeure partie du clip a été imaginée et élaborée en son absence, et il était frustré par le modeste budget imposé. « Michael ne se réjouissait pas tant que cela de ce projet », déclare-t-il. « L’ambiance était en effet très décontractée, mais cela ne ressemblait pas à ce que Michael souhaitait. Il avait toujours des projets plus grands les uns que les autres et c’était loin des clips haut de gamme qu’il avait réalisés par le passé ».

Wiesner ajoute que Jackson était également agacé de voir que les lieux du clip ressemblaient à ceux de l’un de ses clips les plus connus des années 80. « Lorsque nous sommes arrivés sur place, le décor était installé. Il a dit “On dirait Smooth Criminal”. Mais il a fait son job. Je pense que lorsqu’il commence à s’impliquer dans quelque chose, il le fait bien. Il n’en était pas satisfait, mais il devait livrer un projet pour CBS, et c’est ce qu’il a fait ».

Michael avait rêvé d’un retour triomphant dans le show business après des années d’isolement avec l’élan du clip One More Chance en 2003, mais ce rêve a tourné au pire de ses cauchemars.


3- Le tournage de One More Chance

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Le lundi 17 Novembre 2003, une foule de figurants attendait dans une zone d’attente à l’atelier CMX. Ils savaient qu’ils étaient là pour tourner un clip vidéo, mais c’était tout ce qu’ils savaient. « Nous avons auditionné le vendredi et savions que nous allions tourner les scènes sur la musique, le lundi, » dit Ken Yesh, un des figurants choisis pour le tournage. «Nous y sommes allés pour le week-end. Puis, quand nous sommes arrivés, nous avons signé quelques papiers et au verso d’une page, il était écrit : « Michael Jackson, One More Chance, Sony Productions . Nous étions tous simplement stupéfait. »

« Nous vivions à cet instant-là un moment incroyable », dit une autre camarade de Juliette Myers. « En descendant l’allée, on nous applaudissait parce que c’était un moment mémorable. Nous allions faire partie de quelque chose, pour l’Histoire. »

Mais l’agitation fut de courte durée. «Quand nous sommes entrés dans le studio, ils nous ont dit :  » effectivement, c’est un clip de Michael Jackson, mais il ne sera pas ici », dit Ken Yesh.  » Donc, nous étions tous très déçus. Il y avait un double qui faisait tous les jeux de caméra et tous les arrangements. Nous avons pensé que c’était tout ce que nous verrions – juste un sosie ».

Les figurants étaient installés dans des gradins, sur la scène, comme se tient une chorale tandis qu’une autre équipe s’occupait de l’éclairage. Quelques figurants ont été sélectionnés pour des tests: regarder au loin, avoir l’air impressionné… et l’équipe de tournage a énormément critiqué cette audition. Mais les figurants ont pris sur leur temps pour rester à ne rien faire: « S’ils n’avaient pas besoin de nous pour une scène, ils nous ramenaient dans la salle d’attente», explique Stephen McClelland, un autre figurant. «Je me souviens que nous attendions à l’extérieur pendant qu’ils mettaient en place le décor.

«En tant que figurants, nous commencions tôt, mais nous n’avions pas vraiment beaucoup à faire», confirme Juliette Myers.  » Ils nous plaçaient, puis il faisaient des essais lumière, de son, et nous nous tenions là, à jouer notre « rôle » avant d’avoir droit à une pause. Nous n’avons pas eu beaucoup de travail. L’ambiance était très détendue, et conviviale tout au long de la journée. « 

Apparition surprise de Michael Jackson

Quelques heures plus tard, Michael Jackson, vêtu d’un jean foncé et d’un t-shirt blanc, est apparu sur le plateau par une porte dérobée. « Quand il a fait son entrée ce n’était pas quelque chose de grandiose», dit Ken Yesh. « Il arrivé en catimini. Nous étions sur scène à ce moment là, il y avait quelques chuchotements par ci, par là : ‘Oh mon Dieu, je pense que c’est lui! La salle était assez sombre. L’ambiance était comme en « boîtes de nuit » : il y avait des lampes sur les tables et l’éclairage était tamisé, mais il était assez difficile de ne pas le reconnaitre. « 

« L’air était comme électrique», ajoute Stephen McClelland. « Tout le monde était vraiment très excité. »

« Nous n’étions pas préparés à sa venue», dit Juliette Myers. «Nous étions debout dans les gradins et je parlais à quelqu’un quand tout à coup j’ai entendu applaudir. J’ai levé les yeux et il était juste là. C’est bizarre comme vous ne réalisez même pas l’aura qu’il dégage, avant qu’il ne soit là. Il a une telle présence. Je ne pouvais pas arrêter de crier. J’ai essayé d’être professionnelle, mais je ne pouvais pas. Nous avons tous crié comme des fous. Mais il nous a laissé du temps. Je suis sûre qu’il savait qu’il allait voir autant de fans, il nous laissa le temps de l’embrasser, puis nous avons commencé à travailler. « 


Mouvements de danse de Michael Jackson : Inimitable

L’équipe avait passé une grande partie de la journée à se préparer pour l’arrivée de Michael Jackson afin d’éviter de le faire attendre une fois qu’il était là. Une fois, tout en place et prêt à commencer, Jackson se lance dans sa première performance presque immédiatement, marchant dans « la boîte de nuit » et refaisant ses pas de danse célèbres.

« Je pense qu’ils nous ont dit qu’il n’allait pas être là parce qu’ils voulaient faire apparaitre nos réactions dans la vidéo quand il a commencé à danser», dit Ken Yesh, « parce que la première fois qu’il est entré, il était là depuis à peine cinq minutes, que déjà il sautait. Il commença à enchaîner les séquences, passant entre les tables de la « boite de nuit », avançant jusqu’à la scène, chantant, sautant sur les tables et les chaises. Je regardais tout le monde et leurs visages étaient comme le mien : nous étions bouche-bée. « 


«C’était incroyable», se souvient Juliette Myers. « Une partie de notre réaction était empreint de surprise et de crainte, mais c’était bien réel. Nous pensions : « Oh mon Dieu, il est là. »pour de vrai ». Il est juste en face de nous». On était si heureux et nos yeux étaient émerveillés. Quand il passa juste devant nous, on s’extasiait, « Wow. c’est lui. Nous avons grandi avec lui. Il a rendu cette réaction et ce moment réel.  »

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« Tout le monde avait l’air surpris», affirme Ken Yesh.  » Chacun avait un sourire permanent sur son visage. Ils ne pouvaient pas y croire. Je pense que nous avons tous compris ce que cela signifiait. Nous étions en présence de l’un des meilleurs artistes jamais vu sur cette terre. Je veux dire, qui a la chance de faire quelque chose comme ça? « 
« C’était comme voir Elvis en concert, ou les Beatles, » acquiesce Steve McClelland. « Vous avez une légende en face de vous sur scène. C’était magique. Toutes ces rumeurs concernant son passé, après l’avoir vu, pour moi sont dénuées de tout fondement. Il était proche de la perfection. Il était vraiment magique. Vraiment bénie. « 

A chaque fois que Michael Jackson finissait son pas de danse, le shooting s’arrêtait le temps que l’équipe de tournage changeait la suite du tournage, à chaque performance, Michael Jackson devait frapper dans les lampes et les verres à vin des tables hors de la boîte de nui. Entre les prises Michael Jackson profitait de l’occasion pour saluer les figurants, dit Stephen McClelland.


Michael Jackson :

Focus Durant le shooting, l’entraide et le soutien pendant les pauses

«Nous étions là depuis des heures. Il disait des choses comme,« Les gars, j’espère que vous n’êtes pas trop mal à l’aise là-bas » parce que les lumières venaient sur nous et nous étions tous serrés les uns contre les autres et nous ne pouvions bouger. Entre les prises, nous devions attendre comme ça. Donc, il était empathique vis-à-vis de nous. Quand il reprenait la scène, il était très concentré, mais il se retournait vers nous de temps à autre. Il nous disait des choses comme, « je vous souhaite à tous de l’amour ». Il était drôle, plein d’esprit. « 

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Bien plus souvent, cependant, Michael Jackson se tenait à l’écart. « Il s’isolait », explique Juliette Myers. « Je pense qu’il était juste très timide. Je me souviens qu’il était tellement timide au point que le staff ne voulait pas que nous regardions directement son visage. »

«J’ai été extrêmement surpris de voir à quel point il était humble», ajoute Ken Yesh. « Mais quand la caméra commençait à tourner et la musique jouait, c’était comme électrique. Le mec était totalement incroyable. Il jouait la même séquence de danse cinq ou six fois, sans faute. »

« Michael avait une voix très douce quand il parlait et il le gardait pour lui», confirme un membre de l’équipe. « Mais dès que les caméras reprenaient, il redevenait aussitôt Michael Jackson. Les mouvements et la démarche, c’était juste Michael Jackson pour chaque chose. C’était incroyable. Je me souviens qu’il sautait sur une table et a fait un spin à un moment donné et ses mains se sont levées en l’air et c’était du 100% Michael Jackson. Je ne l’effacerai jamais de ma mémoire.

Après avoir effectué cinq ou six fois les mêmes mouvements pendant près de trois heures, Michael Jackson a fait sa sortie. «Il était vraiment gentil avec tout le monde », dit un membre de l’équipe. «Quand il est parti, il a fait des grands au revoir aux gens et les a remerciés pour leur travail acharné. C’était un gentleman. »

« Il ne s’était pas précipité», affirme Juliette Myers. « Il respectait le fait de vous dire merci. Je ne sais même pas comment il nous a remercié, bien. » Elle rit. « Il était la star. Nous étions seulement le décor. »

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Michael Jackson devait revenir le lendemain pour être filmé de front et en gros plans. «Notre intention était de cadrer Michael face au public, puis, pour économiser de l’argent sur les membres du public, le jour suivant nous nous sommes déplacés et avons tiré des gros plans de Michael», explique un membre de l’équipe. « Aussi, presque tout ce que nous avons obtenu le premier jour a été de filmer de la tête aux pieds Michael Jackson et d’avoir cadré soit sur son profil, soit de dos, avec le public en arrière-plan. »

La journée de gros rush a montré un Michael Jackson en pleine forme, sautant énergiquement de table en table, courant autour du club et montrant véritablement son bonheur avec des gestes de lever son poing vers la foule. Il a rendu hommage subtilement à ses vieux vidéoclips, un coup quand il arracha sa veste des épaules vers le bas devant un public enthousiaste n’était pas sans rappeler le vidéoclip de Dirty Diana, tandis que ses coups de pieds sur les décorations de la table pendant qu’il dansait rappelait l’esprit de son court-métrage controversé, Black or White.

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À la fin de chaque prise, Michael Jackson hochait de la tête et saluait le public, tournait le dos à la scène – un sourire énorme sur son visage – et sortait du cadre. Ce plan servira à la fin de la vidéo musique et le moment était chargé de connotations. Michael Jackson tournant le dos à la scène, et allant vers son public, était le symbole de son intention de quitter le monde de la musique et d’entamer une toute nouvelle carrière toute nouvelle. Peut-être que le sourire était le reflet de son bonheur, il tournait le dos à son vidéoclip final pour Sony et, pensait-il, il s’éloignait du contrat dont il avait tellement eu besoin. En substance, il tournait le dos à son ancienne carrière et en s’éloignant de lui, il était prêt à suivre le rêve qui lui avait été arraché dix ans auparavant. Michael Jackson allait enfin réaliser des films.

4 – Le rêve tourne au cauchemar

A 8.30 le lendemain matin, Michael était en conversation téléphonique avec Stuart Backerman et Marc Schaffel afin d’organiser leur départ vers le continent européen le jour suivant. Leur conversation fut interrompue par un appel de Joe Marcus,coordinateur de la sécurité à Neverland, qui cherchait à joindre Schaffel. « C’était une heure bien étrange, ça ne ressemblait pas à Joe d’appeler à une heure aussi matinale » déclara Backerman, « Schafel lui répondit qu’il me rapellerait. »

Peu de temps après, le téléphone de Backerman sonna. « Vous devez allumer la télévision » dit Schaffel. Backerman alluma sa télévision et vit l’image désormais connue de l’hélicoptère survolant le ranch de Michael. Dirigés par le procureur Tom Sneddon, 70 sheriffs du département de Santa Barbara furent éparpillés afin de fouiller la propriété de Michael. Backerman se souvint, « Sincèrement, on aurait cru qu’il s’agissait d’un bataillon de soldat s’attaquant à un village iraquien. Ils étaient si nombreux. »

Son cœur a flanché. A ce moment précis, il réalisa que le voyage en Europe, en même temps que tous les projets connexes, arrivait à son terme par la faute de cette descente mise en lumière par Diane Diamond, révélant qu’il s’agissait d’une autre accusation pour attouchement sur enfants.

« Michael était tout juste prêt à quitter les allégations de 1993 et à se refaire une santé. Le scandale Martin Bashir était derrière nous et tout recommençais à nouveau,  » se souvient-il en sanglotant.

A Las Vegas, c’est le manager Dieter Wiesner qui dut annoncer la nouvelle à Michael. « Michael était toujours dans sa chambre, » expliqua Wiesner. Michael était assis près du feu quand je suis entré, il était très calme. » Il me fallait lui dire des choses difficiles, et c’était d’autant plus dur que Michael était d’ une si bonne humeur. » Il regardait droit devant. Quand toue cette histoire avec Bashir était arrivée, il était très mal. Désormais, tout avait changé, et il prévoyait de faire de nouvelles choses. Alors rentrer dans sa chambre et lui annoncer ça, c’était désastreux.

« Je lui ai dit, « Michael, j’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer mais, pour autant, il te faut le prendre du bon côté. La mauvaise nouvelle c’est que la police a fait une descente dans ton ranch. Michael était complètement choqué. J’étais assis a côté de lui, ma main posée sur son épaule. »

« Il me regarda et il était vraiment… on pouvait voir le sang fulminer sur son visage. Il était profondément choqué.Mais je lui ait dit « Michael, tu as désormais la possibilité de faire table rase de tout ça. Une bonne fois pour toutes tu vas pouvoir faire la lumière sur tout.' »

La nouvelle se répandit vite au sein de l’équipe. « Je l’ai vu à la télévision ce matin là, et au moment où je suis arrivé à l’hôtel, tout le monde était déjà au courant » se souvint un membre de l’équipe. « Nous sommes alors partis travailler comme si de rien n’était, attendant la suite. »

« Bien sûr, lorsque nous sommes arrivés sur le lieu du tournage, cela ressemblait plus à un zoo qu’a autre chose, avec plein de paparazzi et de fans. L’information avait dû fuiter pendant qu’on tournait. Le jour d’avant, personne n’était au courant qu’on tournait ou quoi que ce soit de ce genre.

« Nous avons attendu toute la journée que Michael vienne, je crois me souvenir que nous sommes revenus un autre jour. Puis, il a appelé et nous a dit « Je ne vais pas pouvoir venir. »

Michael passa la majorité de ces deux jours à pleurer, se souvint Dieter Wiesner. « J’étais à ses côtés jour et nuit. Il était choqué, il pleurait… il ne savait pas quoi faire. C’était une situation tellement délicate. Nous devions nous rendre en Europe. Il était prêt à avancer dans sa vie et tout était préparé. Tout allait pour le mieux et cette nouvelle l’a profondément atterré. Vraiment, ça l’a tué. »

Deux jours après la descente des forces de police sur le ranch, la tristesse de Michael se transforma en rage. Quand il s’est avéré que le garçon à l’origine de la plainte n’était autre que Gavin Arvizo, le garçon que Michael avait pris par la main dans le documentaire de Bashir, Michael décida de se battre.

« Vous savez, quand Michael s’est rendu compte que les allégations étaient du fait des Arvizo, il a réellement commencé à devenir maître de la situation. » se souvint Wiesner. « Michael m’a dit : « Dieter, tu sais qu’ils devraient emmener ce garçon sur une place et lui faire dire, en face de moi, et de toute la presse invitée, que j’ai vraiment fait ça. Il était vraiment prêt à se battre ».

Le fait que les allégations provenaient des Arvizos persuada Backerman d’une façon inébranlable leur volonté de s’en prendre à l’empire Jackson. « Sneddon n’avait aucun élément, mis à part les déclarations de Janet Arvizo, et elle était complètement folle » déclara Backerman. « Je le sais, car j’étais là et je l’ai vue. Elle avait un casier judiciaire aussi long que mon bras. Sneddon voulait simplement faire tomber Michael.
« Cet épisode reste frustrant à ce jour. Nous avions la plus grande célébrité internationale qui était concentrée comme jamais auparavant. Mais tous les projets furent stoppés par Sneddon. »

De façon presque incroyable, Sneddon avait réussi, pour la seconde fois,à couper l’herbe sous le pied de Michael alors qu’il se préparait pour la réalisation d’un film, alors qu’il était tout prêt de le finir. Avant les charges de 1993, faire du cinéma était devenu pour Michael une priorité. Ses chances d’y parvenir ont été anéanties par l’affaire désastreuse de Jordy Chandler, il repartit sur la route, l’endroit au monde où il aimait le moins être, s’inquiétant de plus en plus de l’évolution de l’industrie musicale.

Réussir un film était l’une des préoccupations qui permettait vraiment à Michael de s’évader – l’artiste le plus décoré de l’histoire – et il s’agissait là d’un succès qu’il attendait depuis longtemps déjà. Persuadé que le clip One more chance signerait la fin de son contrat avec Sony, Jackson sentait qu’il pourrait enfin se consacrer à la réalisation de son rêve.

« Je dois dire qu’il était quelqu’un de très affuté, il savait exactement ce qu’il voulait, se souvient avec peine Dieter Wiesner. « Je crois qu’il aurait pu connaitre un véritable succès dans la deuxième partie de sa carrière, avec les dessins animés et les films, si personne n’était venu lui entraver le chemin. D’après moi, il serait encore avec nous aujourd’hui. « 

Avec des projets de cinéma plein la tête, Jackson accomplissait ses derniers devoirs avant de se consacrer à ces projets en toute énergie et avec toute son attention. Michael Jackson avait cru que ce dernier clip lui offrirait la liberté qu’il attendait. C’est l’une des ironies les plus cruelles de la vie, la prochaine fois qu’on le reverrait, il aurait malheureusement des menottes aux poignets. »

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6 commentaires pour Le tournage de « one more chance »

  1. Fanny dit :

    Bonjour Léa . Comme le dit Much Too Soon , Michael avait des projets plein la tête , faire du cinéma , cela il y pensait depuis longtemps . Il est revenu en 2009 pensant monter de nouveau sur scène alors qu’il n’en avait surement pas complètement envie . Il ne voulait plus faire de tournée , il voulait revenir avec des idées de films à réaliser . Pourquoi n’a t-il pas tenté cela plus tôt .? Ses clips étaient appréciés dans le monde entier …ils étaient davantage des court-métrages que des clips d’ailleurs . Il nous a donné l’avant gout de ce qu’aurait été une réalisation de film . Nous attendions autant cela de lui que de le revoir sur la scène ! Il nous a laissé en héritage de magnifiques images , des clips innovants, le premier à nous offrir cela …..les autres ont copié dessus depuis ! Il a révolutionné le clip en produisant des court-métrages exceptionnels ! Il aurait réalisé un film …et cela aurait été génial pour lui et pour nous tous ! Il disait qu’il fallait réaliser ses rêves , il lui restait celui ci à offrir à ses fans . Mais , il nous a tant donné par ailleurs ! Il ne manque rien , SAUF LUI !

    • magicmichaelLéa dit :

      Bonjour Fanny , il est vrai que Michaël nous a offert des clips magnifiques …des « petits films » en quelque sorte …et on peut imaginer qu’un long métrage, la réalisation d’un film aurait été accueilli avec un immense enthousiasme par la planète entière ! Mais il nous a tellement donné déjà que effectivement, comme tu le dis , il ne manque rien , …sauf LUI !
      Merci à toi et à Much Too Soon pour vos commentaires sur ce bel article .

    • Much TOO Soon dit :

      Bonjour Fanny, merci pour ce  » il ne manque rien, sauf LUI »! …IL prenait tellement de place dans nos ames, dans le coeur de la Musique, celle ci le pleure aussi…..On nous « offre », à présent des semblants de chorés » toujours copiées sur les siennes, des styles vestimentaires semblables aux siens…tout semble nul, sans imagination, fade , sans éclat…ersatz, souvent ingnifiant, presque médiocre…..Le  » Maitre » n’est plus…mais « les élèves » sont loin de l’égaler! impossible à surpasser !!!Amitiés Fanny, merci Léa…..

  2. Much TOO Soon dit :

    …. » Je dois dire qu’IL était quelqu’un de très affuté, IL savait exactement ce qu’ il voulait, » se souvient avec peine D? Wiesner….je crois qu’IL aurait pu connaitre un véritable succés dans la 2eme partie de sa carrière, si personne n’était venu lui entraver le chemin….D’après moi, IL serait encore avec nous… »avec des projets de cinéma pleins la tete, M. aurait cru que ce dernier clip lui offrirait la liberté qu’IL attendait…C’est une des ironies les plus cruelles de sa vie, la prochaine fois, qu’on Le reverrait, IL aurait malheureusement des menottes aux ^poignets.. » Ironie du sort, c’est le moins que l’on puisse dire…IL avait mille projets, mille espérances….IL y avait de quoi péter » les plombs,  » communement parlant !Javais lu cette interview…j’avais trouvé D. Wiesner, manager, très prévenant meme sur les photos avec M. (lors de son platre à la cheville), Il était payé evidemment, c’était son job, mais je ne sais pourquoi, il me faisait effet d’un homme très humain et raisonnable….Il avait été là pour Le soutenir(parmi d’autres), dans cette maudire turbulence….Il disait aussi que M. nétait plus trop interessé par la scène, et disait dans une autre interview, qu’IL voulait un peu profiter et ne pas faire comme son Ainé J. Brown, qui lui était allé jusqu’au bout, sans se poser…M. regrettait cela pour son « mentor »…..Le destin est parfois impitoyable…et nous ne pouvons faire autrement que de l’accepter……LOVE M.

  3. magicmichaelLéa dit :

    J’ai posté aujourd’hui un nouvel article dans la catégorie « Nostalgénie » …(sous infosMJ)
    L »article est un peu long , mais je le trouve très intéressant !
    https://magicmichael.wordpress.com/autre/nostalgenie/le-tournage-de-one-more-chance/

    Profitez en pour voir d’autres  » beaux articles choisis » … sur Nostalgénie :
    https://magicmichael.wordpress.com/autre/nostalgenie/
    Léa.

  4. Anonyme dit :

    ….super les photos de Michael sautant sur les tables !

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