Ingérence de coeur

Le pouvoir d’ingérence

l'ingérence

Avons-nous suffisamment de pouvoir, de coeur, d’Amour et de sagesse pour se comporter certaines fois en sauveur ?
Qui a le droit de cela … et comme il est difficile de s’ingérer, de s’entremettre dans la vie d’un proche qui va mal, qui semble être égaré et qu’on voudrait sauver malgré lui !
Menotter l’autre, le mettre à terre , le forcer à se prendre en main, à s’aimer et se soigner !
Où commence et où finit la liberté de chaque être……lorsque vous voyez un ami, l’être aimé ou un très proche disparaitre lentement de la vie sous vos yeux … un être semblant détaché ou sous emprise, qui glisse « en aveugle »dans la non-vie…ne voulant demander ni recevoir aucune aide!
Qui avait le droit ou l’ultime pouvoir, d’obliger MJ, coute que coute, même contre son gré…de se soigner physiquement et psychiquement et d’abandonner pour un temps tous ses projets en cours ?
L’autre détient-il la clef d’entrée et celle de la sortie de sa vie ?
Bien que je ne sois dans aucune culpabilité…
Aurais-je pu sauver mon fils en mettant un somnifère dans son café lors de sa dernière visite chez moi, pour l’emmener de force, contre son gré, à l’hôpital pour se soigner de ses énormes maux de tête qui duraient depuis quelques semaines et qui ont en fait , déclenché une rupture d’anévrisme trois jours après !
Moi qui prône la liberté de chacun, la force du dessein venant du haut…Je me pose pourtant cette question!
Jusqu’où la vie de l’être aimé, ou de l’autre, m’appartient .
Ai-je le droit d’une mainmise, d’ingérence dans le seul but de décider « mieux que Dieu »…de ce qui est juste ? Qui a ce droit… l’être suprême, la mère ou un très proche…ou personne?
Que devient alors le devoir d’assistance…lorsque nous sommes dans la non-intervention…et que devient l’idée de responsabilité et de liberté lorsqu’on s’insinue dans la vie de l’autre …(comme nous faisons preuve d’ingérence bien souvent en politique internationale)

Faut-il que l’autre soit reconnu comme « incapable majeur » pour pouvoir « en tant que tutelle »s’immiscer dans sa vie…penser et faire des choix à sa place, comme pour un enfant  ?
Avons-nous suffisamment de pouvoir et de sagesse pour vouloir se comporter certaines fois en sauveur ?
Il faut être bien humble et dans le lâcher prise pour accepter bien des fois, l’idée du destin qui nous pousse avec violence dans le renoncement, nous obligeant à nous incliner, à accepter notre impuissance face aux défis souvent colossaux que la vie met sur notre chemin!

Ressentant cela, mon âme s’interroge bien évidemment sur « la fin de vie et aux interruptions de grossesses …sans que je trouve de réelles réponses en harmonie avec mon coeur !
Quelle cruelle leçon, moi tout comme vous, qui rêve avec orgueil d’aider chacun et de sauver le monde !
Au delà de l’Amour.. l’impuissance je pense, nous rappelle à l’humilité et, face « au haut », à « notre petitesse » d’Humain !

Léa

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6 commentaires pour Ingérence de coeur

  1. Marie Christine dit :

    Merci pour ta gentille réponse. Oui tu as raison comme tu l’expliques. Moi aussi je suis contente d’être encore ici.
    Je suis contente d’avoir pu  »te découvrir dans ta vie »mieux te connaitre..
    sans doute si cela s’est fait ainsi il y a une réponse. Nous sommes pas si loin que ça au moins de coeur. Je t’embrasse.

  2. Suzy zymell dit :

    Pas question de mettre un j’aime, tant que je n’ai pas lu. Quelle profondeur et je trouve que dans ton questionnement tu poses deja les réponses. J’ai lu de magnifiques commentaires sur FB qui sont tous aussi pertinents les uns que les autres.
    J’ai été dans ce cas, pour une addiction difficile d’un être proche. J’ai fait le maximum pour lui ouvrir les yeux, c’est allé très loin, mais la réalité est là. Si la personne ne veut pas ou ne peut tout simplement pas se mettre en face de ses responsabilités. On doit, pour se sauver soi même, des émotions destructrices avoir cette humilité de reconnaître notre impuissance, et se reculer. Et c’est bien là que s’arrête l’ingérence, pour moi.
    Selon nos convictions personnelles, si on se met alors à remplacer l’ingérence, par de l’empathie et de l’amour, on peut alors avoir la chance de voir la personne se transformer et faire des prises de conscience. Ce fut le cas pour cet être proche. Malheureusement c’est assez rare.
    Mais je ne parlerai pas d’aller jusqu’à la compassion dans son interprétation bouddhiste qui signifie : prendre le mal de l’autre. Car je serais hors sujet de la dissertation .
    Merci Lea, de nous amener à de si profondes réflexions.
    C’est une autre façon, en dehors de pratiquer la musique, d’éviter la sénilité. Alors je te rassure, toi non plus tu ne seras pas sénile, mais je plaisante, tu l’auras bien compris.

    • Léa dit :

      Merci pour ce riche mot venant de toi chère Suzy …tu as raison, il y a davantage à dire qu’un clic sur « j’aime » sur face book …la preuve, tu enrichis la réflexion par la tienne, souvent sage !
      Reconnaitre notre impuissance et se reculer ! nous sommes bien souvent confronter à cela …ce qui nous fait basculer dans l’humilité !
      L’ingérence s’arrête lorsque notre amour , notre présence ne suffit pas !
      Il se dit que  » on peut mener le cheval à la rivière , mais nous ne pourrons pas le forcer à boire »!
      Me voilà avec plusieurs jolies et puissantes réflexions de vous toutes …mais , « je continue à vouloir sauver le monde »…mais bien sûr, tant que je le peux !!
      Je ne pratique pas de musique comme tu le sais …j’écris ! Merci pour ton subtil clin d’oeil à cela !!
      Merci pour tout cela chère Suzy !

  3. Marie Christine dit :

    Avons nous le droit ou pas de dire de faire pour l ‘autre.? Pour moi, ne pas faire pour l’autre mais lui dire nos ressentis peut des fois le faire changer. On ne peut faire pour l’autre, nos choix , comme le nom le dit « on les choisit » pour soi . même. Aider, faire comprendre, remettre en question, on peut le faire pour aider l’autre,oui, pour moi, c’est tout. Les consequences sont celles de nos actes pas celles des autres. On ne peut pas porter le monde sur ses épaules. Quand, ma MAMAN a eut son accident de voiture, je devais, moi, faire les courses, au dernier moment, fatiguée, maman a décidé d’y aller seule…..suis je responsable de sa mort accidentelle ? Bien longtemps je l’ai pensé, mais en réalité, ça devait être comme ça. ….mon choix a fait que……toujours une question de choix… j’aurai du…..mais voilà. …la vie continue. Ca n empêche pas qu’elle me manque, qu’elle est dans mon coeur à jamais.

    • Léa dit :

      Et bien merci Marie Christine pour tes deux mots pertinents … sur « qui décide de cela » et sur « l’ingérence de coeur « je répondrais avec soin en début de soirée !

    • Léa dit :

      c’est curieux, en écrivant mon texte …j’ai crains que tu le « détournes « pour toi, Marie Christine …en effet, tu m’avais raconté cela , le fait que tu n’avais pas accompagner maman aux courses le jour de son grave accident de voiture …je comprends que tu ai pu culpabiliser, car ce sentiment vient vite lorsqu’on perd quelqu’un de proche ……………Mais, as tu pensé que « le ciel » a voulu t’épargner ce jour là, car il voulait que tu vives ta vie de femme et de jeune maman …et que tu peux remercier ce ciel qui te voulait du bien …et qui sait , qui te protège encore aujourd’hui !! Le choix, tu n’as pas eu à le faire , quelque chose « en haut » a choisi pour toi Marie Christine …et j’en suis bien heureuse !

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